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DELIBERATION CONCOURS SENTIER DES POETES

 DELIBERATION DU JURY DU LUNDI 6 MAI 2019

Catégorie Charles PERRAULT

3ième PRIX :

Sur le sentier…

…que j’imagine

Dans mes rêves

D’enfantine

 

…de la bibliothèque perdue

J’ai vu

Et j’ai lu

 

…Des étoiles égarées

Je vole jusqu’à

Les décrocher

 

…De  la magie

Je reviens avec

Beaucoup de vie

 

…dépoussiéré

Je cache

Mon balai

 

…Des fêtes oubliées

Je chanterai jusqu’à

Les retrouver

 

…de l’imagination

Je marche jusqu’à

L’illumination

Lila NAGI DOLIGEZ 300 rue des Buisses Bât E Appt 111 34090 Montpellier

Agnes.doligez@gmail.com 0603035684 

 

Commentaire du jury : Une forme originale et rythmée

 

2ième PRIX :

Mon sentier

J’aurais un sentier

Plein de soleil

Pour les jours de pluie

Plein de sourires

Pour les jours de grogne

Plein de courage

Pour les jours de flemme

Et sur mon Sentier

J’aurais des coquillages

Pour écouter la mer.

Mattéo VALETTE

Ecole de Gignac

 

Commentaire du jury : Un poème joyeux et optimiste

 

1er PRIX :

Escrivi sul camin

Escrivi, escrivi sul camin

Aïtal lo camin s’alonga

Mots aprèp mots lo camin se perlonga

Mai escrivi mai camini

Escrivi, escrivi

De mäi en maï

Per dintrar en co meu

 

J’écris sur le chemin      

J’écris, j’écris sur le chemin

Ainsi le chemin s’allonge

Mots après mots le chemin s’allonge

Plus j’écris plus je chemine

J’écris, j’écris

De plus en plus

Pour enter en moi.

Titoan SALFATI et la classe Les Calandrettes 34150 Gignac

 Commentaire du jury : Une réflexion mâture sur l'écriture

 

Catégorie Jean de la FONTAINE

 

3ième PRIX :

Le façonneur

Il avance sans un mot

Sur le sentier de terre brune

Façonné par des milliers de pieds

Déjà passés avant lui.

 

Il écoute la mélodie que chantent les oiseaux

Sans un mot

Juste ce simple son atteignant son cœur

Dans un silence harmonieux.

 

Il continue d’avancer sur le sentier

Le cœur léger

La joie peinte sur son visage

Mais la mélodie s’arrête.

 

Il se retourne

Et regarde le chemin qu’il a déjà traversé

Il s’apprête à continuer sa route

Le silence toujours aussi pesant

Mais le sentier touche à sa fin.

 

Faut-il faire demi-tour ?

Ou continuer d’avancer ?

Mais sur quel sentier puisque personne ne l’a déjà façonné ?

 

Sans plus de question il continue sa route.

Adrien PERROT

Collège Saint Guilhem 34380 Clermont l’Hérault

 

Commentaire du jury : Un cheminement méditatif et silencieux

 

 

 

 

 2ième PRIX :

Le  Chergui

Pourquoi ne pas s’évader,

Changer de sentier.

Fuir l’adversité, vers le désert, le vide,

Serpenter librement à travers les dunes si arides.

 

Ne jamais s’arrêter,

Face aux difficultés,

S’opposer au Chergui,

Refuser d’être soumis.

 

Malgré la force sacrifiée,

J’ai été dominé,

Cette tempête a tout emporté,

Mes sentiments, mes opinions et mes pensées…

Margo TAFANI

Collège Saint Guilhem 34380 Clermont l’Hérault

 

Commentaire du jury : Force et courage face à l'adversité.

 

1er PRIX :

 

Comme la vie

Le chemin est fait de bonheur et de hasard,

Ce n’est pas une route droite,

Il est comme la vie

Echappée et ligne de fuite creusée d’obstacles.

Maxime LLORET

Collège de Gignac 34150 Gignac

 

Commentaire du jury : Une maxime philosophique.

 

 

 

 

 

 

 

 Prix spécial du jury

 

Quelque part

Quelque part entre Hoggar et Niger un enfant plante une rose dans un désert.

Quelque part entre Berlin et Berlin  un enfant peint l’espoir sur un mur en parpaings.

Quelque part entre Beyrouth et Samarie un enfant pleure ses dieux évanouies.

Quelque part entre Mossoul et Benghazi un enfant ouvre la cage d’un oiseau meurtri.

Quelque part entre deux guerres et deux trêves, un enfant invente un père en rêves.

Quelque part dans l’enfer de la nuit, un enfant pose une fleur sous un char ennemi.

Quelque part entre deux nuages et une éclaircie, un enfant guette le soleil de son lit.

Quelque part entre deux gares, un enfant attend la paix qui est en retard.

Quelque part entre ses deux mains glacées, un enfant réchauffe l’oiseau blessé.

 

Quelque part dans le silence et l’oubli, un enfant transi nait et crie à la vie.

Quelque part entre le jour et la nuit, un enfant court après la lune sous la pluie.

Quelque part à Daraya entre hier et demain, un enfant marche seul sur le chemin,

Sans autre main pour tenir la sienne que celle de son destin.

Quelque part à Sarajevo le voile de la mort se pose sur un enfant qui dort

Et dessine paupières closes sur la toile de la nuit un ciel d’étoiles et de roses.

Quelque part sur des cahiers d’écolier à jamais des souvenirs de guerre gravés.

Quelque part un enfant d’Ukraine en larmes et sans arme récite un poème.

Quelque part à Kinshasa ou Hargeysa un enfant-soldat marche au pas.

Quelque part à Mogadiscio entre deux étés, deux automnes ou deux hivers,

Un enfant s’endort sur des rêves d’or, de paix et de lumière.

Quelque part à Abidjan un enfant peint l’infini aux couleurs du vent de printemps.

En tout lieu, à chaque instant, sur le sentier de nos vies,

Un enfant dont la vie n’a pas de prix nous unit.

Ses rayons et tous ceux de ces enfants font pour nous un soleil dans la nuit.

Jean-Loup SICCO

Fontaine du Roc 46350 REILHAGUET Pujol.mc@wanadoo.fr 0671033689

Commentaire du jury : Un texte poignant sur un thème universel : l'enfant,

dans la tourmente, toujours porteur d'espoir.

 

 

Catégorie Max ROUQUETTE

3ième PRIX

un circulo de arboles

Cinco troncos jovenes en el centro

Amparados por la quietud encaramada

En las sombras en los fuegos

 

la exaltacion de lo lento guia

se someten al viento para recordar al mundo

los otonos y sus atardeceres

la emancipacion de la poda

 

ceden sus voces a los ruisenores

para germinar en al aire

todos los nombres

escrito en el suelo

 

sus ramas a imaginem y semejanza

de los amantes

de los secretos de infancia

y de las lluvias sin clemencia

testigos ante la comunion

del sueno y sus caminantes

de la codicia y sus hacheros

 

sin inclinacion

presentes

Alvaro MORALES TRELLES

Lajasse 47290 MONBAHUS

revoluciondelameute@gmail.com  0768507077

 

un cercle d’arbres

cinq jeunes  troncs au centre

abrités par la tranquillité perchée

sur les ombres sur les feux

 

ils sont guidés par l’exaltation du lent

ils se soumettent au vent pour rappeler au monde

les automnes et leurs crépuscules

l’émancipation de la taille

 

ils cèdent leurs voix aux rossignols

et font éclore dans l’air

tous les noms inscrits dans le sol

 

leurs branches à l’image des amants

des secrets d’enfance

et des pluies sans clémence

témoins face à la communion du rêve

et de ses promeneurs

de l’avidité et de ses bûcherons

 

sans inclination

présents

 

Commentaire du jury : Une évocation insolite du sentier.

 

 

2ième PRIX

Il était un sentier

Hier encore, la rosée claire égrenait ses perles aux fleurs des champs. Et déjà, les pétales du coquelicot, un à un, s’envolent ; l’or de l’épi se fauche, les couleurs de l’innocence s’estompent au cœur de l’herbe tendre, à peine froissée par les jours de mon enfance.

La sente disparaît.

Le sentier s’efface, avec lui l’empreinte éphémère de mes erreurs. Et sur le calque de la grève, entre sable et galets, s’abandonne, à la frange des écumes, le trait libre de ma jeunesse en pirouette.

Puis, pas à pas, d’ornière en ravin, de clairière en forêt, de parc en jardin, de plaine en sommet, sur la calade en grains d’instants estompés, le fil de ma vie s’est doucement étiré.

Il était un sentier…

Et ce soir, sur le chemin du crépuscule, la trace de mon pas, malgré le poids des ans, effleure d’une empreinte ténue, la terre battue du Temps.

Valérie ETIENNE

zozzure@orange.fr 0682655465

 

Commentaire du jury : Une prose sensible et imagée.

 

1ième PRIX

Las quatre sasons pel caminol

La pluèja canta, dança, picant lo sol, grafinha la grisalha e enaiga lo caminol. La fanga pegosa fa lo pas pesuc. Las erbalhas nautas e verdas lusisson. Los borrons engainats de cuèr escur s’entredobrisson  sus de venthales pichons d’un verd tendre. Las flors anoncian lo printemps. L’aiga fug, es aqui ara.

Lo cèl color de metal filtra los rais de solelh ; aquestes rais creman, mordisson lo camin. Los passes de passejaire fan redolar los gravelons pichons e soslèvan la polsa. La calor estofa la vida.

L’aurassa fiula, tormenta, bolega, los arbralha bels, tant e mai que las fuèlhas en grand nombre son livradas a sa fantasia. A cada bufada, prenon la volada, viatjan, pùei amb violéncia, tot cop lo vent las torna pel viol que se para pauc d’un tapis rossèl. L’Auton escantis la brasa de l’estiu.

Los arbres denudats levan los brancas cap al cèl, lo florejant doçament. Pas ges de bruch…Lo silenci, coma una menaça immobiliza tot. L’ivern, d’un cop, escafa las sasons per renhar en mèstre intransigent. Lo caminol e sos entors se fondon dins una blancor beluguejant.

Joëlle DUMONS

3 bis rue de la fontaine des pigeons 34230 Pouzols

bju@free. fr  0953540130

 

Commentaire du jury : Un style ciselé pour voyager à travers les saisons.

 

 

 

 

Les quatre saisons sur le sentier

La pluie chante, danse en frappant le sol, griffe la grisaille et inonde le sentier. La boue collante rend le pas lourd. Les herbes hautes et vertes brillent. Les bourgeons gainés de cuir sombre s’entrouvrent sur de petits éventails d’un tendre vert. Les fleurs annoncent le printemps…L’eau s’enfuit, la vie est là à présent.

Le ciel d’une couleur métallique filtre les rayons du soleil. Ces rayons brûlent, mordent le sentier. Les pas du promeneur font rouler les petits cailloux ronds et soulèvent la poussière. La chaleur étouffe la vie.

Le vent siffle, tourmente, agite les grands arbres. Tant et tant que les feuilles, en nombre, sont livrées à sa fantaisie. A chaque souffle, elles s’envolent, voyagent, puis, avec violence parfois, le vent les rabat sur le sentier qui se couvre peu à peu d’un tapis roux. L’automne éteint les braises de l’été.

Les arbres dénudés lèvent leurs branches vers le ciel, qu’ils effleurent doucement. Pas un bruit…Le silence comme une menace fige toute chose. L’hiver d’un seul coup efface les saisons pour régner en maître intransigeant. Le sentier et ses alentours se fondent dans une blancheur scintillante.  

Catégorie Pierre et Soleil

1ième PRIX

L’abordage

Aller lancer ses jambes

à l’abordage de l’aube.

Confondre ses pas aux empreintes.

Être caressé au visage par les plumes du soleil.

Laisser l’eau du ruisseau

Prendre la place du sang,

et s’ouvrir enfin

-comme une bogue-

à la parole du silence

et au temps du rouge-gorge.

Gus LEBRILLET

Montplaisir 12380 Laval Roquecezière

lebriletgus@orange. fr

 

Commentaire du jury : Richesse des images et esprit d'enfance

 

2ième PRIX

Nos chemins, ici, sont nos seuls

vertiges ; nous les menons le plus loin

possible.

Qu’ils montent ou qu’ils descendent,

 leur but est à chercher dans le

 paysage de nos pensées, celles qui

marchent à côté de notre histoire et

qui savent autrement la rêver.

Se perdre, dès lors, ne vuet pas dire

s’égarer.

Jacquy GIL

120 rue de l’Abreuvoir  34160 St Hilaire de Beauvoir

0467868766 

 

Commentaire du jury : Un cheminement intérieur...